Présentation
Pour ce projet, j'ai choisi de traduire non pas la ville elle-même, mais l'état intérieur qu'elle provoque : agitation, perte de repères, dissolution de soi. Ma photographie met en scène des silhouettes floues et fantomatiques dans un sous-bois sombre. Le flou de mouvement illustre l'impossibilité de ralentir, d'exister pleinement dans un monde qui va trop vite. Ces corps anonymes et en mouvement sont ceux des habitants de la ville, emportés dans un flux qu'ils ne contrôlent plus. Le noir et blanc renforce ce sentiment d'étrangeté et de vertige la folie n'est pas dans les murs de la ville, elle est en nous.